Progression ou perfection?

17 novembre 2021

Pourquoi ne faut-il pas viser la perfection lors d’un processus de changement ?

Parce que c’est le meilleur moyen de ne pas y arriver. De vous décourager rapidement. Et par conséquent, de perdre encore un peu de votre estime de vous. Et de ne plus rien oser entreprendre d’autre dans votre vie.

« Je suis vraiment nulle ».

« Je ne suis pas capable de tenir le coup plus de 2 semaines »

Que ne sommes nous pas malveillants avec nous-mêmes!

Votre plus grand frein, c’est le mental. Vouloir trop bien faire. Se fixer un objectif inaccessible. Une progression, même d’un tout petit pas, c’est mieux que rien du tout.  Soyez bienveillant avec vous-même. N’oubliez pas de vous féliciter pour le trajet parcouru.

Pensez aux 4P : « le plus petit pas possible ».  Comme l’illustre l’image ci-dessous, un pas trop grand est contre-productif puisque décourageant.

Vous n’atteindrez pas un idéal demain ? Non, soit… Et vous trouverez toujours quelqu’un pour vous dire que ce n’est pas suffisant. Pas cohérent, pas crédible, pas parfait,… Qu’on se le dise : Rien ne sera jamais parfait. Et on ne juge pas une œuvre inachevée.

Ce qui compte, c’est le chemin parcouru. Les petits pas en avant. Et ceux qui restent derrière auront toujours envie de vous décourager ou de vous dénigrer. Entourez-vous de personnes qui vous tirent vers le haut. Face aux autres, faites la grenouille* et sortez vos boules quiès.

La perfection est votre pire ennemie. Ce qui compte, c’est la progression.

Prenez soin de vous!

Stéphanie


* La métaphore de la grenouille

Une fois par an, au monde des grenouilles, une course était organisée. Cette année là, il fallait arriver au sommet d’une vieille tour. Toutes les grenouilles de l’étang se rassemblèrent pour les voir et les encourager. Et la course commença …

Une fois la course engagée, les grenouilles ne croyaient pas possible que les concurrents atteignent la cime de la tour. Et toutes les phrases que l’on entendit furent :

« Impossible ! Elles n’y arriveront jamais ! » et on pouvait encore entendre ci et là :

« Leur physionomie ne leur permet pas d’y arriver ! »

« Elles vont se dessécher avant d’y arriver »

Les grenouilles commencèrent à se décourager les unes après les autres. Toutes, sauf quelques-unes qui, courageusement, continuèrent à grimper. Et les gens continuèrent à crier :

« Vraiment pas la peine ! Personne ne peut y arriver, regarde, elles ont presque toutes abandonné ! »

Et les dernières grenouilles s’avouaient vaincues, sauf une qui continuait de grimper envers et contre tout. Seule et au prix d’un énorme effort, atteignit la cime de la tour… Les autres, stupéfaites, voulurent savoir comment elle y était arrivée. L’une d’entre elles s’approcha pour lui demander comment elle avait réussi l’épreuve. Et elle découvrit… Qu’elle était sourde !