Manger sainement ne suffit plus

10 décembre 2019

Vous avez souvent entendu dire que celui qui mange sain n’a pas besoin de supplémentation (comprenez: de prendre des compléments alimentaires). Vous restez persuadée que, puisque vous mangez de fruits et des légumes, tout va bien pour vous. Que votre corps reçoit tout ce dont il a besoin pour soutenir toutes ses fonctions.

C’est une idée amplement répandue… si rassurante… et pourtant si fausse! Je m’explique.

Qu’est-ce que “manger sainement”?

Il faudrait commencer par définir ce que manger sain signifie. Or, le hasard veut que les personnes de la bouche de qui j’ai entendu cette phrase avaient le plus souvent tout SAUF une alimentation saine. Parce qu’elles mangent de la nourriture transformée en grande quantité, boivent de l’alcool, des sodas, fréquentent les fast foods, consomment une quantité certaine de sucre, beaucoup de féculents, beaucoup de viande et de charcuteries,… (un peu comme tout le monde, en fait…).

Et quand on discute plus en avant avec eux, on les entend parler de petits maux comme troubles du sommeil, hypoglycémie, douleurs aux cervicales, stress, problèmes de peau, maladies gynécologiques,… Rien d’étonnant à cela. Car cette nourriture transformée et ces excès de toutes sortes fragilisent notre équilibre micro-nutritionnel, qui est lui-même la base d’une bonne santé.

Ne nous voilons pas la face: bien se nourrir, c’est difficile. D’abord parce qu’il faut savoir (en théorie) ce qu’il faudrait faire. Mais aussi, surtout (et les choses se corsent) parce qu’il faut l’appliquer au quotidien: avoir toujours un frigo rempli de bons légumes, ne pas craquer sur le paquet de chips ou la raclette ni sortir une lasagne du congel, ne jamais boire un verre d’alcool,…

Je ne connais que très peu de personnes qui sachent comment manger sainement et qui l’appliquent au quotidien. Parce que c’est quasi mission impossible dans nos sociétés actuelles.

Pourquoi?

Résumons en 4 points:
  • Parce que l’agriculture intensive a dénaturé nos sols et, par là même, la qualité nutritionnelle de nos aliments. Il est prouvé qu’il existe un rapport inverse entre les rendements productifs et la concentration des minéraux dans les plantes… C’est pour cette raison qu’une tomate des années 1980 contient dix fois moins de cuivre qu’une tomate de 1930, ou qu’une carotte des années 1980 contient quatre fois moins de magnésium qu’une carotte de 1930.*
  • Parce que nous mangeons 2x moins de calories que nos ancêtres (sédentarité oblige). Nous avalons par voie de conséquence 2x moins de nutriments.
  • parce que l’avènement de l’industrie a placé dans nos assiettes un tas de “non-aliments”. C’est ainsi que j’appelle les denrées quasi non comestibles et vides de nutriments qui ont pris une place de choix dans notre quotidien alimentaire: fast food, confiseries industrielles, aliments hautement transformés, sucre sous toutes ses formes, parfois improbables (comme le sirop de glucose-fructose) et en quantités astronomiques, mais aussi pain blanc et autres céréales raffinées.
  • Parce que le stress est omniprésent dans nos vies, sous la forme de charge mentale et d’urgence (manque de temps). Le stress est reconnu comme l’un des principaux perturbateurs du tube digestif. Et l’assimilation des nutriments se passe – je ne vous apprends rien – dans le tube digestif… De là, vous voyez où je veux en venir.

Voici donc pourquoi, même lorsqu’on pense manger très sainement, il est (malheureusement) devenu pratiquement impossible de fournir à notre organisme tous les éléments dont il a besoin pour assurer pleinement toutes ses fonctions, qu’elles soient vitales ou non.

Etes-vous fatiguée sans raison valable depuis des lustres ? Attrapez-vous 3 rhumes et 2 “gastros” chaque hiver? Avez-vous connu le burn-out? Souffrez-vous d’un début d’arthrose à 35 ans? D’hypothyroïdie? De résistance à l’insuline? De troubles digestifs? Etes-vous intolérant à certains aliments?

Bien sûr, une alimentation inadéquate n’est pas la seule responsable. Il y a aussi le manque d’activité physique, les perturbateurs endocriniens, le manque d’oxygénation, la mauvaise gestion du stress, la prédisposition génétique et j’en passe. Mais une déficience micro-nutritionnelle peut (certainement) en être l’une des causes, tout comme un déséquilibre de votre microbiote (flore intestinale) et une altération de votre barrière intestinale. Manger sainement, c’est donc aussi en passer par un bilan micro-nutritionnel complet, afin de détecter les carences dont vous souffrez (inévitablement) afin de pouvoir les corriger, réparer votre muqueuse intestinale et régénérer votre flore.

Votre pharmacien est le mieux placé pour vous conseiller en matière de supplémentation et de prévention (le médecin étant par définition plutôt formé à soigner la maladie une fois installée). S’il y a un nutrithérapeute proche de chez vous, il pourra également vous y aider.

Dans un prochain article, je vous parlerai des principales vitamines et minéraux qui tendent à manquer chez presque tout le monde (vitamine D et magnésium en tête). Et je vous donnerai quelque clés pour savoir où les trouver dans l’alimentation et comment vous supplémenter intelligemment!

Prenez soin de vous!

Stéphanie


* Sources:  média web indépendant en environnement, écologie, nature et sciences de la Terre notreplanete.info


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